02 avril 2013

"Femme Sioux, envers et contre tout" par Mary Brave Bird-Crow Dog

Bonjour à tous ! Voilà un bon moment que je ne suis plus passée par ici. Je souhaitais publier aujourd'hui la review d'un livre que j'ai terminé il y a plusieurs semaines déjà mais que je n'avais pas encore eu le temps de commenter. Il s'agit de la suite de "Lakota Woman" par Mary Crow Dog. C'est parti ? :)

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Titre : "Femme Sioux, envers et contre tout"
Auteur : Mary Brave Bird-Crow Dog
Langue : Français
Nombre de pages : 320 pages
Editeur : Albin Michel
Date de publication : 31 octobre 1995
Collection : Terre indienne
ISBN-10 : 2226079645
ISBN-13 : 978-2226079640

Résumé (source) : Dans Lakota Woman (1990), best-seller aux Etats-Unis, traduit en douze langues, Mary Crox-Dog évoquait l'histoire douloureuse des Sioux Lakotas : une histoire qu'elle rencontre à dix-sept ans à Wounded Knee, lieu de mémoire du génocide indien, où en 1973 l'American Indian Movement affronte le FBI et l'armée fédérale. Elle relate ici la suite : son mariage avec Leoanard Crow Dog, homme-médecine sioux, leur action en faveur de la cause indienne - parmi les leurs, mais aussi auprès des Navajos et Hopis du Sud - ainsi que dans l' Eglise du Peyotl dont elle dépeint les rituels et défend la spiritualité originale et tolérante. En même temps, relatant sa vie conjugale et sa séparation d'avec Léonard, elle témoigne avec sincérité des contradictions d'une femme indienne d'aujourd'hui : passionnément attachée à son identité, mais éprise de modernité et d'indépendance, dans une société traditionnellement peu favorable aux femmes.

Mon avis : Lorsque j'ai commencé la lecture de ce livre, encore imprégnée par le précédent ouvrage de Mary, "Lakota Woman", j'avoue que j'ai eu une petite frayeur... Je me suis en effet demandée où était passée la sincérité que l'on pouvait ressentir dans son premier livre car celle-ci semblait avoir été remplacée dans les premières pages par une espèce de blabla commercial destiné à "remettre l'église au milieu du village", comme le dit l'expression. L'auteure revient en effet sur certains événements contés dans "Lakota Woman" en y mettant un peu de pommade du type "j'ai dit qu'il se passait ça, mais bon en fait, il faut aussi dire que...". Bien, admettons. J'y ai aussi trouvé beaucoup de redites, puisque plusieurs cérémonies ou événements de la vie de l'auteur qui avaient déjà été décrits dans le précédent ouvrage sont à nouveau racontés ici, quasiment à l'identique. Simple oubli que ceci a déjà été conté ou volonté de grossir le nombre final de pages ?

Heureusement, au fil des pages, on finit par retrouver ce qui a fait le succès du premier livre : un récit simple, authentique (je suppose), poignant et prenant. J'ai beaucoup apprécié de replonger dans la vie et les anectodes de Mary et encore davantage dans les coutumes religieuses et spirituelles lakotas. En effet, ce que je déplorais dans le premier livre a été rattrapé dans le second puisqu'on y retrouve beaucoup plus de descriptions de cérémonies, de croyances et de traditions. J'y ai d'ailleurs découvert plusieurs cérémonies dont je ne soupçonnais pas l'existence. C'est très intéressant à lire et à découvrir et, encore une fois, cela me conforte dans l'idée que la vision que l'on a du "chamanisme amérindien" en occident est totalement faussée. L'article qui avait d'ailleurs fait le tour du net il y a quelques semaines et dont j'avais déjà parlé est extrait de la fin du livre.

Autre point positif, ma version comportait en pages centrales une série de photographies. Je ne sais pas si c'est le cas de toutes les éditions, mais en tout ça, ça permet de donner une forme à tous ces lieux, ces réserves, ces maisons branlantes etc qu'il est parfois difficile de s'imaginer réellement malgré les descriptions que l'on retrouve à foison dans les deux ouvrages. Y sont répertoriées également quelques portraits de l'auteur et des personnes dont elle parle dans son récit. Vraiment, ça apporte un petit plus, non négligeable !

En conclusion, mon avis est relativement mitigé à propos de ce second opus mais quand même positif. Difficile de faire la part des choses entre le récit du premier livre et du second, mais en tout cas, ça n'en est pas moins un livre passionnant...

Ma notehttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.png

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20 février 2013

Interprétation des cartes de Clow

Suite à de nombreux échanges en commentaires de mon vieil article sur les cartes de Clow, je me suis replongée dans le livre d'interprétation tratuit à l'époque par les concepteurs du site moonlitunderground (merci d'ailleurs à Guittenchantix pour m'avoir redonné le lien en commentaire parce que j'avais perdu ce fichier depuis bien longtemps...). J'avoue que cela fait bien longtemps que je n'ai plus touché à mes cartes en divination, étant extrêmement fidèle à mon Ishsaar, mais la différence de vision entre le Clow est lui est assez passionnante à étudier. Je viens d'uploader le fichier en vue d'une lecture en ligne, si jamais ça peut intéresser quelqu'un, il est dispo ci-dessous. Il donne une interprétation globale du jeu mais aussi quelques pistes et des méthodes de tirages. Pour l'instant je ne les ai pas testées, je suis une inconditionnelle de ma méthode perso de la pyramide, mais je m'y repencherai peut être...

J'ai pour projet à plus ou moins moyen terme de traduire ce livret en français, car il me semble que ça n'a pas encore été fait. Cependant, il ne faudra pas être pressé, c'est un projet, certes, mais il n'est pas prioritaire face à d'autres bien plus gros, comme la refonte en cours de Wild Whispers par exemple... Je ne me force plus à faire les choses, car lorsque le plaisir se transforme en contrainte, il n'y a plus aucun intérêt à travailler sur ce genre de projets... Altar m'aura au moins appris cela ;)

Je serais cependant curieuse, d'ici là, de connaître vos impressions à propos de l'utilisation du Clow en divination. L'utilisez-vous ? Si oui, de quelle manière ? Quel est votre ressenti par rapport à l'ambiance de vos tirages et des messages des cartes ? De mon côté, je sais qu'il est beaucoup plus doux et moins direct que mon Ishsaar. C'est assez difficile à expliquer comme ressenti, mais lors des tirages comparatifs que j'ai pu faire quelques années en arrière, je me souviens que là où l'Ishsaar disait "Tiens, prends toi ça dans ta face", le Clow, lui, tout en donnant la même réponse, était plutôt du genre "alors écoute, il serait peut être possible d'envisager l'éventualité que peut être tu devrais suivre cette voie"... Sans doute est-ce du au "background" du jeu, l'univers d'Ishsaar étant beaucoup plus sombre et underground que celui du Clow...

 

Cliquez ici pour consulter le fichier

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19 janvier 2013

"Lakota Woman" par Mary Crow Dog

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Titre complet : Lakota Woman, ma vie de femme sioux
Auteur : Mary Crow Dog
Nombre de pages : 290 pages
Date de publication : 30 novembre 2003
Editeur : LGF - Livre de Poche 
Collection : Livre de poche
Langue : Français
ISBN-10: 2253137154
ISBN-13: 978-2253137153

 

Résumé de la Quatrième de couverture : Mary Crow Dog est indienne, de la nation Sioux lakota. Le décor de son enfance, c'est une réserve du Dakota du Sud, dévastée par le chômage, le désespoir et l'alcoolisme. Et puis la violence, le racisme ordinaire qui vont en faire une rebelle. A début des années 1970, adolescente, elle lutte dans les rangs de l'American Indian Movement, prend part aux durs affrontements de Wounded Knee en 1973. C'est là que naît son enfant et qu'elle devient l'épouse de Leonard Crow Dog, chef spirituel du mouvement et medecine man traditionnel. Peu à peu, comme des milliers d'Indiens, Mary va redécouvrir son histoire, sa culture et son âme qui ont été jusque là volées, niées, écrasées.

 

Mon avis : Il y a quelques semaines, un article a fait le tour des réseaux sociaux. Comme pour beaucoup de monde, je pense, celui-ci a terriblement fait écho en moi. C'est par cet intermédiaire que j'ai découvert les écrits et la vie de Mary Crow Dog (Brave Bird, de son nom de jeune fille). Le livre duquel est extrait l'article de l'autre blog n'est pas issu du même ouvrage que celui dont je vais faire la review aujourd'hui, mais il figure lui aussi sur ma liste de lecture.

Que dire de "Lakota Woman" ? Avant tout qu'il s'agit d'un récit personnel, l'évocation des souvenirs d'une femme lakota, Mary-Ellen, dont la vie n'a pas toujours (voir presque jamais) été rose. Tiraillée entre deux mondes, celui des "hommes blancs" et celui de son peuple Sioux, elle se retrouve au beau milieu d'une guerre et d'un racisme particulièrement dur et cruel, dans les années 70 aux USA. Ce récit vaut tout les livres d'histoire du monde, il nous confronte à la dureté de la situation pour les Indiens de l'époque, parqués dans des réserves sordides, rabaissés, humiliés à longueur de temps par des "hommes blancs" sans le moindre respect. On se retrouve plongés, l'espace de ces quelques 300 pages, dans un quotidien ou plane la mort, la tristesse et le désespoir et on est d'autant plus dérouté et choqué qu'on a l'impression qu'au fil du temps, cette mort devient presque "habituelle". Je ne compte plus le nombre de proches de l'auteur décédés au cours de sa vie, assassinés, battus, morts de froid... Et ce livre est d'autant plus poignant que tout est raconté sans retenue. On ne peut pas dire que ce soit "normal", bien loin de là, mais on sent au fil des pages une sorte de "résignation". C'est une hécatombe et c'est impossible de rester insensible à cela.

Au cours de la lecture, on rencontre également de nombreuses personnalités dont les noms sont familiers jusqu'à chez nous, en Europe. Ainsi, on croise en cours de route les chefs Indiens Black Elk, Sitting Bull ou encore Lame Deer, qui ont tous joué un rôle dans la condition Indienne et ce qu'elle est aujourd'hui. Malgré la dureté du récit et de son histoire, Mary ponctue son livre de beaucoup d'humour et d'anecdotes qui le rendent encore plus vivant. Il suffirait de fermer les yeux pour s'y croire. On sent en elle une femme forte, pleine de ressources qui, malgré les moments de doute, les périodes difficiles d'errance et de rébellion, n'a jamais baissé les bras. C'est un récit, comme il pourrait nous être conté par un proche au coin du feu. Le langage est courant, on fait des bonds dans le temps d'une page à l'autre, revenant à d'anciens événements, ou même à des événements futurs, un petit détour par les traditions ancestrales, on revient au présent. Y sont glissés quelques mots en langue sioux, des extraits de chants, de discours... Bref, tout cela semble un peu décousu mais il s'agit tout simplement des souvenirs qui se remettent en place au fil du temps et il est réellement agréable, et très douloureux en même temps, d'explorer la vie et l'histoire de l'auteur.

Y sont également abordés quelques passages sur les traditions religieuses et rituelles indiennes, surtout vers la fin du livre. Bien sûr, à aucun moment le mot "chamanisme" n'est employé puisqu'évidemment c'est un terme qui a été employé après coup par les anthropologues. Non, il est question tout simplement de religion Indienne, de bains de vapeur, de Danse des Esprits, de Danse du Soleil, d'offrandes de chair, de sacrifices. Jamais ces pratiques n'ont paru si authentiques et limpides... Et c'est évident, puisqu'elles le sont !!! Le témoignage de Mary sur le déroulement des bains de vapeur (hutte de sudation) auxquels elle a personnellement assisté est réellement passionnant, de même que celui sur la Danse du Soleil. C'est par ce genre de récits que l'on se rend compte du fossé qui sépare ce que nous nommons avec vanité "chamanisme amérindien" ici et ce qu'est réellement la spiritualité et la pratique du peuple Sioux (ou de nombreux autres peuples puisqu'ils se réunissent tous lors de ces Danses). Et c'est simple : ca n'a rien à voir. Tout simplement. Du coup, l'article dont je parlais en introduction de ma review prend tout son sens puisque Mary nous permet de découvrir dans Lakota Woman une infime partie de ce que représente cette religion Indienne que nous pensons connaître. Que nenni, nous ne savons rien !

 

Conclusion : Que ce soit d'un point de vue historique, religieux ou autre, je recommande chaudement ce livre. Il met les choses au clair sur l'histoire et la condition Indienne des années 70, un peu comme si on avait droit à l'histoire de l'autre côté du miroir. Il faut toujours deux sons de cloche pour se forger une opinion, n'est-ce pas ? Ce livre est passionnant, très prenant, poignant et émouvant à la fois, un réel coup de coeur qui m'a appris énormément en très peu de temps... N'hésitez pas, lisez-le, vraiment.

Ma note :  http://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.png 
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01 décembre 2012

Le jour où ma maison m'a dit que j'avais un problème

Je ne suis pas du genre à voir des signes partout et dans tout, et encore moins à y voir des signes ou des manifestations "ésotériques". Du moins, je l'ai peut-être été fut un temps mais cette époque est révolue depuis belle lurette. J'ai perdu beaucoup de ressenti ces dernières années, qu'il s'agisse de ressenti énergétique d'une pièce, d'une personne ou en méditation/visu. Je sais d'où vient ce problème, je sais comment le corriger, mais je remets toujours ce travail au lendemain. Je ne me suis jamais vraiment beaucoup occupée de moi non plus, à tous les niveaux. Qu'il s'agisse de ma spiritualité, de ces ressentis, justement, ou encore de mon apparence ou de ma santé, j'ai toujours un peu tout laissé en "jachère", avançant au jour le jour, réparant ce qui doit l'être au moment où ça doit l'être sans jamais vraiment cultiver ce "moi", d'autant plus maintenant que mes journées sont remplies d'un travail certes passionnant et passionné, mais extrêmement chronophage. Cependant, s'il y a bien une chose qui ne me trompe pas, ce sont les signes que m'envoie ma maison. Depuis une dizaine d'années, j'ai un rapport particulier avec mes demeures et tout particulièrement avec l'électricité. J'ai déménagé trois fois, et à chaque fois ce lien très fort a subsisté. A chaque fois qu'un dérèglement énergétique survient dans les pièces de la maison, je le sais immédiatement. Ma maison me le "montre". J'ai toujours été intimement persuadée que notre foyer n'est que le reflet de ce que nous sommes à l'intérieur. Vous savez bien ce que je répète toujours : "un esprit sain, dans un corps sain, dans une maison saine"... Si l'un des trois est déréglé, il y a fort à parier que les deux autres le soient aussi car tout est intimement lié. Et, justement, en ce moment, dans ma maison que j'aime tant... Eh bien c'est le bordel. Sans en arriver à des extrêmes, bien sûr, elle se noie dans le bazar et dans sa crasse. Malgré nos efforts pour en finir avec les travaux, les choses à faire s'entassent, prennent de la place, étouffent les pièces. Avec l'hiver qui arrive, c'est encore pire, alors que ça devrait être tout le contraire... L'hiver, le temps de l'introspection, du silence et du calme, le moment de se reconstruire et de se replier dans son cocon. Mais je perds des choses, et ma maison est malade, vraiment, à tel point qu'elle me lance de gros SOS clignottants... Et ces SOS sont tout autant valables pour elle... Que pour moi.

A bien y regarder, spirituellement, dans ma tête, c'est le bazar aussi. Les choses s'entassent, attendant qu'on y prête attention. Les idées, les envies, la volonté d'avancer, d'apprendre, d'approfondir et d'évoluer s'encrassent. A force de négliger sa maison, quelle qu'en soit la raison (manque de temps, de motivation, de matériel), on finit par se négliger soi même. Ma maison est malade, et elle m'a dit que j'avais un problème aussi. Il est temps de nous guérir toutes les deux, d'enfin m'atteler à ces tâches que je passe mon temps à repousser. Cultiver son jardin intérieur/extérieur, c'est lui donner de l'attention, en prendre soin. Pas le laisser en friche en se disant "oh, on verra plus tard". C'est un travail constant, une sculpture que l'on façonne au jour le jour. Cette fois, je crois que j'ai vraiment besoin de remonter mes manches. Je dois me retrouver. Je ne sais pas combien de temps cela prendra, mais ce travail est plus que nécessaire. Je dois faire le tri, à tous les niveaux, jeter ce qui doit l'être, réparer ce qui doit l'être, ranger, ordonner, pour y voir plus clair. Retourner chercher les choses en profondeur, pas juste passer un coup de balai en surface. Je ne vais pas suffisamment au fond des choses, et ce à tous les niveaux. Peut-être qu'il est temps de relancer le cycle de renouvellement

Edit : La route sera longue et semée de doutes et d'embûches mais à défaut de savoir qui/ce que je suis, spirituellement parlant, j'entends, je sais au moins déjà qui/ce que je ne suis pas et surtout où je vais. Et je peux vous dire que c'est déjà pas mal quand on cherche à défricher le terrain pour trouver la direction à prendre. Il est bien loin le temps où je m'éparpillais aux quatre vents, semant des petits bouts de moi un peu partout sur la toile et dans le monde réel... A propos du web, d'ailleurs, j'ai pris pas mal de décisions qui m'aideront à faire ce tri salvateur et à y voir plus clair : Dans ma maison comme sur le web, j'ai besoin de me débarasser du superflu, de revenir à l'essentiel. Ainsi, j'ai finalement décidé de poursuivre l'avancement de Wild Whispers, le site qui remplacera, à terme, Yunasdestiny. Je me rends compte que remanier mes anciens articles et rédiger de nouvelles publications me  permet de replonger là dedans, de repasser par les bases et d'aller au delà de celles-ci, de poursuivre ma route. Même si celles-ci sont acquises depuis longtemps, une piqûre de rappel n'est jamais de trop lorsqu'on repart de "zéro". J'ai passé 10 ans à évoluer aux côtés de Yunasdestiny, j'ai appris tout en transmettant, et je pense que Wild Whispers peut remplir et remplira la même fonction. L'envie de partager ne m'a toujours pas quittée, malgré mes apparences peu sociables ces derniers temps et ma désertion des forums et des groupes ésotériques. Mais Wild Whispers ira bien au delà d'un simple mise à jour / évolution de Yunasdestiny, puisque j'ai choisi de supprimer, lorsque tout ce que je souhaite aura été correctement transféré et modifié, mes blogs et sites annexes. Ainsi, le webzine Altar, le blog Vie Nature et le blog Sabbats et Traditions seront fusionnés avec Wild Whispers et centralisés sur ce nouvel espace puis disparaîtront. Tout est lié, qu'il s'agisse de traditions, de vie au naturel ou de spiritualité, et je ne vois plus l'intérêt de disocier ces sujets à travers plusieurs espaces.

Finalement, je suis dans un processus de reconstruction, intérieure comme extérieure, personnelle comme "environementale" : je récupère tous les petits fragments de moi qui traînent un peu partout, et je recolle les morceaux pour revenir à un tout qui, je l'espère, sera cohérent au final, tout en supprimant ceux qui n'ont plus lieu d'être. J'aspire à de nouveaux projets, ou plutôt je laisse de vieux rêves s'exprimer au grand jour : Des projets à partager en famille, à vivre à deux, à partager au calme et à l'ombre des grands arbres... Tant que je n'aurai pas retrouvé mon chemin et ma flamme intérieure, je ne pense pas poster de nouvelles réflexions sur ce blog. Cela fait un bon moment maintenant que j'ai séparé en grande partie le "privé" du "public", mais il m'arrivait encore, comme aujourd'hui bien que je sois volontairement restée évasive, de partager certains états d'âme ou bribes de mon évolution ici. J'ai un peu écrit à ce sujet ces derniers temps sur le blog, puis j'ai effacé ces messages. J'en ai écrit d'autres, que j'ai supprimés également au bout de quelques heures. Parce que je ne sais pas ce que je veux, ni comment je le veux. Je cherche quelque chose, tout en ayant du mal à savoir quoi exactement. Cette fois, je sens que j'ai besoin de faire ce chemin seule, de manière privée car c'est une aventure qui ne concerne que moi. J'ai besoin de savoir où je vais et de purifier aussi bien ma maison que mon esprit. Je continuerai bien sûr à partager mes lectures, des recettes, des photos et autres petites découvertes, mais je vais disparaître un moment de la toile en ce qui concerne la partie plus "spirituelle". 

Le temps fera le reste.

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26 septembre 2012

Chez les Chamanes d'Amazonie, par Christiane Tessier

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Titre : Chez les Chamanes d'Amazonie
Auteur : Christiane Tessier
Nombre de pages : 200 pages
Editeur : Dervy
Date de publication : 30 septembre 2011
Langue : Français
ISBN-10 : 2844546765
ISBN-13 : 978-2844546760

Résumé de la 4e de couverture : Pourquoi décider, à 60 ans, de rejoindre des chamans au coeur de l'Amazonie ? L'auteur, une femme cartésienne et intelligente, nous présente et nous explique le chamanisme, les plantes psychotropes ou dites hallucinogènes, sa rencontre avec un chaman avant son départ, son arrivée au Pérou avec son lot d'angoisses et de peurs, l'utilisation des plantes dans la guérison de certaines maladies... Dans ce voyage intime, Kriss décrit le déroulement des cérémonies, les sensations vécues dans son corps, mais aussi dans son esprit, les liens qu'elle fait avec sa problématique personnelle, les différents traumatismes de l'enfance qu'elle revit, l'impact qu'ils ont eu sur sa vie d'adulte... Et l'on comprend comment les plantes (principalement l'ayahuasca et le San Pedro), en modifiant les défenses psychologiques et en plongeant la personne dans un état de conscience altéré, vont l'amener à recontacter des traumatismes enfouis d'une façon différente de celle des thérapies occidentales. Dans une description précise, vécue, des effets des plantes, l'auteur nous prévient aussi de la préparation préalable et de l'accompagnement psychologique essentiels à cette aventure. Enfin, deux thérapeutes éclairent de leur analyse cette expérience hors du commun.

Extrait du prologue (source : Amazon.fr) : 
Mais de quoi ai-je si peur ? 
Qu'on m'enlève ? 
Qu'on me dépouille ?
Je ne sais pas, mais je me sens terrifiée, tétanisée, affolée, loin de chez moi, loin de Marseille, loin de la France... Est-ce l'appréhension de ce qui pourrait se passer dans les semaines à venir ? Est-ce l'angoisse de se retrouver dans un pays dont je ne parle pas ou si peu la langue ?
Ah, si au moins j'avais davantage travaillé mon espagnol avant de partir !
Tandis que l'avion se balance encore entre terre et ciel, je contemple rêveusement les nuages en essayant de me calmer. Et tout à coup je le vois, là, gigantesque entre les amas cotonneux gris et blancs. Un visage. Un visage peint. Il semble flotter lentement au milieu des arbres innombrables de la forêt amazonienne.
Le chaman ! Oui, c'est bien lui ! Enfin, c'est lui et ce n'est pas lui. Quand je l'ai rencontré, à Paris, pour préparer cette aventure, il avait déjà cet air un peu énigmatique, serein, profond, mais en même temps impressionnant de mystère. Mais là ! Là vraiment, je reste sans voix !
- Señoras y Señores empezamos nuestro descenso hacia Lima, la temperatura local es de 33°. Por favor, levanten las tablas, pongan los asientos en posicion vertical y abrochen los cinturones...«Ladies and gentlemen...»La voix de l'hôtesse de l'air m'a sortie de ma torpeur. Le visage a disparu. D'un côté c'est tant mieux. Il commençait presque à m'effrayer.Il faut dire que tenter, à soixante ans, de s'en aller au fin fond de l'Amazonie pour prendre de l'ayahuasca, la fameuse plante psychoactive, il y a de quoi s'inquiéter. D'ailleurs, ils se sont tous inquiétés, mes amis !
«Et qu'est-ce que tu vas faire, là-bas, à ton âge ?... A-t-on idée de partir comme une ado absorber des drogues ?... J'ai vu des reportages à la télé, tu sais, ils n'étaient pas beaux à voir, les gugusses ! Vomissements, diarrhées, délires, hurlements... Ton coeur n'y résistera pas, ma copine, tu n'as plus vingt ans, tu devrais le savoir... Et sais-tu au moins ce que tu vas y faire, là-bas ?»
Oui, ça oui, je sais ce que je vais y faire. J'ai assez lu de livres, écouté assez de témoignages, réfléchi, tremblé, hésité.
«On» m'a expliqué que, certes, beaucoup de mes traumatismes ont bien été identifiés puis extirpés de mon cerveau par les thérapies diverses et variées que j'ai suivies, mais qu'ils restaient tapis dans mon corps, au creux de son mécanisme et jusque dans mes cellules et qu'il faudrait très longtemps pour les éliminer.
Car, m'a-t-on aussi expliqué - ce dernier «on» n'est autre que Claude, mon thérapeute marseillais actuel - que je ne pourrai pas faire l'économie de revisiter le «noyau central» de ma névrose. Aller de nouveau me mesurer, au plus profond de moi-même, à cette peur intrinsèque qui est gravée au plus secret de mon coeur, dans mon cerveau, dans chacune de mes cellules et qui est la cause de mes difficultés à garder un lien amoureux, à réussir ma vie affective, sociale, professionnelle ; mais surtout me mesurer au traumatisme de la naissance qui est à l'origine même de ma relation chaotique avec mon enfant et de sa difficulté à trouver sa propre identité.

Mon avis : Il faut en premier lieu savoir que ce livre n'est pas un livre sur le chamanisme, contrairement à ce que pourrait laisser croire le résumé (et aussi un peu le titre... Venant tout juste de sortir de ma lecture de "Le chamanisme de Sibérie et d'Asie Centrale", je m'étais dit en voyant la couverture et le résumé que ce livre serait un bon parallèle entre chamanisme sibérien et amazonien. Que nenni !) Ce n'est donc pas un livre sur le chamanisme, mais le récit, un peu à la manière des journaux de Corinne Sombrun, d'une française partie à l'aventure en pleine forêt, à la rencontre d'un Chamane dans le but de résoudre ses problèmes (notamment d'odre relationnel et psychologiques avec sa fille et les hommes). Christiane Tessier nous fait donc part au jour le jour de son voyage, de ses doutes, de ses découvertes et de son évolution.

La première question que l'on peut se poser en lisant sont récit est : "est-ce vraiment du chamanisme ?" En effet, au fil de la lecture, on a davantage l'impression de lire un livre de psychologie tant l'auteure, très bien renseignée sur le sujet à force de dialogues avec des thérapeutes et des séances répétées, analyse et décortique la moindre chose. C'est un bien comme un mal : un bien, car elle soulève à la fin de son récit un point très important, celui du manque de préparation et de suivi de la plupart des personnes partant suivre ce genre de "stage" chamanique, pouvant parfois découler vers des problèmes encore plus marqués qu'à l'arrivée. Un mal, car on se demande quelle est réellement la place du chamanisme là dedans. Cela me rappelle un point soulevé à la fin du livre "Le chamanisme de Sibérie et d'Asie Centrale", justement, à propos de la mutation du chamanisme en occident, extrêmement tourné vers le questionnement intérieur, le moi et la psychologie. Quel est encore le rapport avec le chamanisme traditionnel ? N'est-il pas simplement une méthode, basée sur des techniques chamaniques, mais répondant à nos besoins d'occidentaux ? De plus, Christiane se rend dans un centre chamanique "pour occidentaux" au Pérou, aux risques maîtrisés et à l'apparence bien étudiée, dont les pratiques mêlent prise d'ayahuasca (c'est d'ailleurs le sujet principal de ce livre, finalement), yoga, chakras et autres pratiques pourtant pas franchement associées au chamanisme d'ordinaire. On peut se demander, vu le contexte, quelle est la réelle qualité de ces stages et si ce n'est pas juste une énième trouvaille commerciale new-age. Ca n'a pas forcément l'air, mais a-t-on réellement des points de comparaison ?

Je n'ai pas spécialement accroché à ce récit, trop psychologique et analytique, justement, parfois aussi un peu "nouillageux" à mon goût, comme je dis parfois. Je me souviens en parallèle des récits de Jeremy Narby sur ses prises d'Ayahuasca et des conversation autour de cette plantes dans le livre "Plantes et Chamanisme" et je me rends compte que, dans ce livre, on en est vraiment loin. Ca m'amène à une petite conclusion, celle que les visions procurées par l'Ayahuasca s'adaptent selon la psychologie des gens et surtout... Selon leurs attentes et ce qu'ils recherchent.

J'ai en revanche beaucoup apprécié les récits de visites de l'auteur qui, entre deux stages, part faire le tour du pays au gré des rencontres et des surprises que lui réserve son voyage. Ce côté là est vraiment très sympa parce qu'il permet de mieux s'immerger dans les coutumes des lieux, de mieux visualiser l'environnement dans lequel elle se trouve, à des milliers de kilomètres de sa ville d'origine, Marseille. J'ai beaucoup aimé aussi les nombreuses citations du livres "la médecine psychédélique" en fin d'ouvrage, destinées à ajouter quelques informations supplémentaires à propos de L'ayahuasca. Je pense d'ailleurs que ce livre là sera l'un des prochains sur ma liste, car il a vraiment l'air très intéressant.

En conclusion : Mon avis est plutôt mitigé en définitive. Une expérience joliment racontée, avec humour et émotions, mais qui ne m'a pas forcément beaucoup touchée. Ce livre ravira sans doute les fans de psychologie et des parallèles que l'on peut faire avec le chamanisme amazonien, mais n'espérez pas y trouver des informations générales à propos des pratiques chamaniques d'Amazonie.

Ma notehttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.pnghttp://i30.servimg.com/u/f30/11/20/02/18/etoile10.png

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